Essai Toyota GT 86 : coupé, mais pas assez décalé

GT 86, voilà un patronyme qui ne doit pas vous évoquer grand-chose. Pourtant le Toyota GT86 est le digne descendant de l’AE86, un petit coupé sportif conçu par la marque nippone en 1983 qui développait à l’époque, grâce à un moteur 4 cylindres 1.6l, 124 chevaux. Aujourd’hui le Toyota GT86, c’est 200 chevaux sur les roues arrière grâce à un moteur essence 2.0l (4 cylindres toujours). Il s’oppose donc à plusieurs coupés actuels tels que le Peugeot RCZ, l’Audi TT, le Honda CRZ… par exemple. Il abat le 0 à 100 km/h en 7,6s, atteint 226km/h en vitesse de pointe et pèse  1 239 kilos.

Quand je le regarde, plusieurs impressions m’envahissent. D’abord  j’apprécie son côté sportif, ramassé et la signature de ses feux à LED, assez originale. Je le regarde de derrière et là, je trouve que l’aileron, les feux blancs et les deux sorties d’échappement font vraiment tuning, genre « Fast & Furious ». Certains aimeront, d’autres moins… Perso : j’ai encore du mal à me prononcer. Le tout est finalement assez sympathique car la voiture se démarque du reste de la circulation et fait tourner les têtes sur son passage… surtout avec sa couleur orange, plus exactement appelée : Tangerine métallisé.

Il est désormais temps de s’installer à son volant. J’en prends les rênes au parc presse de Toyota qui se situe en banlieue parisienne. C’est parti pour 470 kilomètres de route (enfin surtout de l’autoroute) pour rallier Lyon. Pour mettre le contact, pas question de tourner une clé, qui n’existe pas d’ailleurs, mais il faut enfoncer la pédale d’embrayage et presser le bouton START situé sur la console centrale. Petit sourire quand le moteur se met en marche et vrombit. Bon ok, ce n’est pas une Mercedes AMG, mais c’est sympa quand même. J’ai tout de suite le sentiment d’être dans une voiture de sport, déjà parce que je suis assis par terre, parce que je suis calé dans un siège sport (qui offrira un bon maintien par la suite et ne fera pas mal au dos), parce que le compteur de vitesse monte jusqu’à 260km/h et parce qu’il y a des surpiqûres rouges de partout. Eh oui, les voitures de sport ont toutes des surpiqûres rouges à l’intérieur, sachez-le !

Feu vert : j’enclenche la première et c’est parti. Je trouve que ce Toyota GT86 a la pêche dès les bas régimes et ne demande qu’à grimper dans les tours. La zone rouge atteint les 9 000 tr/min, il y a de quoi enfoncer le champignon ! Ce qui est sûr, c’est que ce Toyota GT86 exprime plus sa rage de vaincre au-delà des 3.500 tours et que la sonorité du moteur est vraiment agréable. Mais tout n’est pas vraiment « naturel » car il y  un amplificateur de son pour l’intérieur. Les sensations sont donc au rendez-vous et parfaitement retransmises à son volant qui offre une direction précise, le tout agrémenté d’une suspension ferme, comme on les aime. Il est facile de s’amuser avec, sans être freiné par un ESP trop castrateur, qui peut d’ailleurs se désactiver entièrement à l’aide d’un simple bouton.

Quand il s’agit de régler la note, là encore, c’est une bonne surprise. En effet, le Toyota GT86 est vendu 29.900 €, soit bien moins cher que la concurrence. J’aime cette initiative de la part de Toyota qui revient à la sportivité avec ce modèle fun,  en laissant un moment de côté les véhicules hybrides.

Photos  (prises avec mon téléphone) à la Confluence à Lyon devant le Cube Orange.

Conso constatée lors de l’essai : 7.6l (annoncée 7.1l par le constructeur)

1 Commentaire le Essai Toyota GT 86 : coupé, mais pas assez décalé

  1. La voiture est aussi belle que l’architecture derrière :)

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